23.11.2005
Le nothomboscope
Vous est-il arrivé de pester contre le manque d'objectivité de la critique littéraire ? Et comme tant d'autres, vous vous êtes dits que de toute façon, subjectivité du lecteur etc. Ce qui pose le problème que pour savoir si le roman que commente un critique vous convient ou non, il faudrait connaître le critique lui-même (1).
Et voilà ce qui naquit le déplorable générateur aléatoire d'idées tartes qui loge entre mes oreilles. Un des éléments fondamentaux de la mesure scientifique est la régularité du référentiel. Or, nous avons sous la main Amélie Nothomb, qui tous les ans sort un petit roman somme toute assez sympathique (2).
Et bien voilà, je propose de faire rentrer un peu de rigueur scientifique dans la critique littéraire. Je pose le roman annuel d'Amélie Nothomb comme étant un atome de littérature, et j'instaure le nothomb comme unité de mesure de la valeur littéraire (3) . L'échelle sera celle de Jacob, et l'instrument de mesure un accélérateur à particules élémentaires (4). Mes recherches m'amèneront à mesurer la teneur en Nothomb des différents livres dont j'ai déjà parlé ici. J'ai bon espoir de recevoir un prix.
1) D'où l'intérêt des blogs littéraires, qui permettent de se faire une idée de la personne et de ses goûts littéraires...
2) Non, je ne parlerais pas d'Amélie Nothomb ici : elle n'a sa place ni dans une bibliothèque idéale, ni dans le musée des horreurs littéraires : c'est sympathique, mais il n'y a pas de quoi se rouler par terre en couinant de bonheur ou de rage, selon.
3) Et qui mieux est, ça sonne vraiment comme une unité de mesure, non ?
4) Oui, je parlerais de Michel et de ses particules, dans les grincements de bec, et ce dès que j'aurais fini de subir son roman.
12:44 Publié dans Soyons tartes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Littérature

