15.11.2005
Ainsi parla Zarathoustra
De ce bon vieux Frédéric Nietzsche...
Oui, 'parla' et pas 'parlait'... La plupart des traductions de ce texte de Nietzsche (je pense entre autres à celle, particulièrement odieuse de Gallimard) se sont senties obligées de mettre des fioritures et des archaïsmes dans un texte qui, à l'origine, n'en comporte pas. Ce qui conduit, d'une part, à s'éloigner de l'esprit du texte, mais en plus, à vouloir faire archaïque, on n'obtient jamais que du pompeux, de l'illisible, voire du grotesque.
Maël Renouard a traduit ce texte aux éditions Rivages, sans forfanterie, sans volonté de faire autre chose qu'une traduction honnête, et il a produit un texte magnifique, vif, serein, enjoué, merveilleux.
"Homme, prête l'oreille !
Que dit le minuit profond ?
Je dormais, je dormais -
D'un rêve profond me voici réveillé :
Le monde est profond,
Et plus profond que le jour ne l'a cru.
Profonde est sa douleur,
Et sa joie - plus profonde encore que ce qui lui crève le coeur :
La douleur dit : Passe !
Mais toute joie veut l'éternité,
Veut la profonde, profonde éternité !"
Test : 9 nothombs sur l'échelle de Jacob
23:25 Publié dans Tiens, voilà du bouquin ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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